« Non, la peinture n'est pas faite pour décorer les appartements. C'est un instrument de guerre offensive et défensive contre l'ennemi. -Pablo Picasso »

« Jiménez a joué un rôle actif dans la circulation de l'art contemporain international depuis 2004.
En 2007, il expose et représente la communauté Tsigane dans le « Premier Pavillon  Tsigane/Rom » à la 52e Biennale de Venise d'art contemporain. En 2009, il présente ses installations et œuvres à la « Kitch Konvention und Kunst Art contemporain-rom » dans le segment « Europe - Exposition d'art contemporain », à Cologne, en Allemagne. En 2010, il expose en solo au « Premier séminaire International sur les Arts Romani » à Cáceres, Espagne. Il demeure actif dans l'activisme politique et de sa communauté : En 2010, quand les expulsions massives des Roms ont été menées par le gouvernement français à partir de plusieurs endroits à travers la France, Jiménez a le courage de communiquer avec les organisations internationales et de plaider pour les droits des Roms et des voyageurs. Il crée l’œuvre « Juillet 2010 » triptyque dédiée à cet événement sans précédent. Il est à la fois un leader charismatique avec des compétences rhétoriques prodigieuses et un profond engagement, en poursuivant sa recherche de la vérité à travers de la peinture contemporaine. ».

​n 2013, à la suite de son exposition personnelle à la DIHAL -Délégation

interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement- à Paris, l’État français lui achète deux toiles représentant « Le Grand Paris ». Puis en 2014, Gabi Jimenez est nominé par le Ministère de la Culture d’Espagne et reçoit le prix « Peinture et Arts plastiques » pour l’ensemble de son œuvre militante et engagée. La même année, le Président de la Cour Européenne des Droits de l’Homme acquiert l’une de ses œuvres, désormais exposée dans la salle des juges.En 2016, l’œuvre « Caravane sous deux cyprès », déjà remarquée lors de la Biennale de Venise de 2007, est exposée à San Sebastian (Espagne), capitale européenne de l’art, lors de l’exposition « Tratado de Paz » sur la représentation de la paix, et parmi plus de 300 œuvres d’artistes tels que Goya, Rubens, Murillo, Picasso, Ribera, Sophie Ristelhueber… Les toiles de Gabi Jimenez sont parcourues de couleurs vives et chantantes, de dessins aux traits cernés de noir, stylisant la culture des Gens du Voyage sans jamais la réduire à de simples clichés. Derrière le fourmillement de détails et de joie émanant de prime abord se cache pourtant une toute autre vérité : celle d’une histoire peu reluisante, faite de discrimination, de violence, de haine, et d’expulsions. Une histoire toujours d’actualité depuis les lendemains obscurs de la Seconde Guerre mondiale.

« Gabi Jiménez n'a pas peur de traiter les icônes les plus populaires de la culture Tsigane. Dans ses peintures colorées dans la langue officielle de Pop Art nous rencontrons d'innombrables petites caravanes, la nature, des pouvoirs magiques et toujours de la musique. D’un air enjoué, nous retrouvons partout des voitures en rangées ornementales, même dans la foule du monstre, de la représentation de Paris. Jiménez peint les caravanes, comme des oeufs de coucou, parfois avec impertinence, dans les peintures de grands maîtres et il donne aux Roms leur place conforme dans l'histoire culturelle de notre continent. L’ironie et la joie des couleurs sont à Jiménez une sorte d'arme contre les nombreuses expériences amères, qui ont fait de lui en fin de compte un artiste et militant politique. Dans cet état d’esprit s’adaptent très bien ses peintures artistiques dans le style du Street Art et du graffiti et montrent dans de nombreux gestes expressifs la tourmente de son peuple et le préjudice qu'il perçoit.
Moritz Pankok  /Directeur Artistique, Commissaire d’exposition,
Galerie Kai Dikhas/Berlin/Allemagne

Qu’est-ce que c’est le Gabisme ?
Le Gabisme » c’est la solution que j’ai trouvé pour imposer mon style et mon travail à l’institution artistique établie. Le monde de l’art est hermétique. Nous les artistes  sommes cantonnés aux périphéries de la sphère artistique où règnent toujours les mêmes. Inventer un style, avoir la volonté de changer le monde de l’art, je rappelle que Picasso l’a fait avec le « cubisme », Monet avec « l’impressionnisme », ainsi que d’autres artistes avec leurs style en « ISME », j’ai trouvé judicieux à mon tour, d’imposer le mien. C’est devenu le Gabisme ». Le Gabisme c’est un autre processus de traduction de la réalité en pensée subjective. Le message surgit et devient plus important que l’impression générale graphique, même si celle-ci contribue au sens et à l’interprétation de l’œuvre. Ainsi, les couleurs restent à leur place quand il le faut, peuvent s’échapper, disparaître. Les visages, les regards, les postures deviennent symboliques, allégoriques, mystiques. Le corps humain devient un élément plastique essentiel dans la composition de l’œuvre, et sa disposition dans l’œuvre détermine le sens du message. Chacun des éléments de l’œuvre soutiennent et oriente le parcours visuel des yeux de celui qui regarde l’œuvre en lui permettant de se construire une interprétation unique et personnelle. Ainsi, dans le Gabisme, le travail des Maîtres (Van Gogh, Picasso, Basquiat, Cézanne, …) est une source inépuisable d’inspiration tant sur le style en lui-même, que dans l’approche intellectuelle qui a permis de le faire surgir. La communication et la publicité moderne  s’en inspire aussi. Le Gabisme c’est ça : ne pas montrer quelque chose tout en le montrant précisément. Ne pas dire les choses tout en les criant fortement. Et celui qui dit ces choses, qui montre ces choses, c’est celui qui contemple l’œuvre, le spectateur. Moi, je ne suis qu’un médium… » Gabi Jimenez.

 

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