Ida y Vuelta

« Il n’est plus question aujourd’hui d’avoir à justifier
de sa différence, d’avoir à s’excuser d’être quelqu’un d’autre, d’avoir à démontrer le bien-fondé de nos
cultures  ».

Gabi Jimenez est un artiste citoyen engagé depuis longtemps pour la mémoire des tragédies et des injustices sociales, impliqué dans l'expression des vies de ceux de qui on ne parle pas. Derrière le fourmillement de détails émanant de prime abord de ses œuvres, se cache pourtant une toute autre vérité : celle d’une histoire peu reluisante, faite de discrimination, de violence, de haine, d’expulsions, d’antitsiganisme. Une histoire toujours d’actualité depuis les lendemains obscurs de la Seconde Guerre mondiale.L’exposition « Ida y Vuelta - Aller/retour » de Gabi Jimenez permet de soulever des interrogations tout en interpelant le visiteur sur les discriminations et le racisme dont les minorités sont souvent victimes.

« Le passé de l’Europe est émaillé de ces atteintes à la culture nomade, qui persistèrent sous tant de formes et de formulations. Des régimes d’exception aux livrets de circulation, en passant par les tentatives eugénistes visant à la protection scientifique de la race, jusqu’à ces enfants qui furent jetés dans les hôpitaux psychiatriques, ou placés de force dans des familles d’accueil chargées de les civiliser. Cet éventail de tracasseries servit d’introduction à toutes sortes de camps d’internement, lesquels précédèrent de peu ceux de la déportation ou le recours au génocide que mirent en œuvre  de sombres régimes autoritaires.Patrick Chamoiseau-Discours du 8 novembre 2010, TNP, Villeurbanne.

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